WORKS / OEUVRES

Drawing / Dessin

Dessiner au plus vite tout ce qui frappe le regard, cette «richesse illimitée partout, partout, cet immense inconnu à courir et à découvrir »

Alberto Giacometti ("Paris sans fin". Editions Tériade. 1969.

D’une page à l’autre

En passant d’une page à l’autre, le format particulier du LEPORELLO a le pouvoir d’égrainer le temps qui passe autant que celui d’étirer l’espace . Le rapport au jeu du temps et de la mémoire a toujours compté dans mon travail. Mais quand mes dessins de Petits Riens ont dépassé le mètre linéaire, je me suis alors lancée le défi de représenter des vues panoramiques à 180° en réalisant de longs dessins atteignant voire dépassant les deux mètres.

En passant d’une page à l’autre, le format particulier du LEPORELLO a le pouvoir d’égrainer le temps qui passe autant que celui d’étirer l’espace . Le rapport au jeu du temps et de la mémoire a toujours compté dans mon travail. Mais quand mes dessins de Petits Riens ont dépassé le mètre linéaire, je me suis alors lancée le défi de représenter des vues panoramiques à 180° en réalisant de longs dessins atteignant voire dépassant les deux mètres.

Le dessin devient alors performance. Il implique ainsi dans son processus créatif d’autres notions que la simple représentation du paysage, aussi exigeante soit-elle.
Il génère de cette manière de travailler un rapport particulier de l’oeuvre au spectateur qui doit littéralement mettre le nez dans le dessin et prendre le temps de se déplacer pour l’appréhender dans sa totalité. 

J’aime à penser et à dire que je fais entrer le spectateur dans le dessin et dans le temps du dessin.
Je cherche toujours à privilégier des points de vue particuliers qui nous procurent le sentiment de dominer le monde, de s’yperdre, voire de s’y dissoudre. Et c’est ainsi que, dans la dernière série de PANORAMAS, se pose incontournablement la question de notre rapport au monde et au paysage (*).

(*) Selon la juste définition deJ. R Bouiller, L. Madeline, in cat. «J’aime les panoramas» . Une remarquable exposition temporaire, organisée conjointement par le MUCEM avec les Musées d’Art et d’Histoire de Genève. Novembre 2015 – Février 2016 

Dessiner au plus vite tout ce qui frappe le regard, cette «richesse illimitée partout, partout, cet immense inconnu à courir et à découvrir »
Alberto Giacometti ("Paris sans fin". Editions Tériade. 1969.

Dessiner au plus vite tout ce qui frappe le regard, cette «richesse illimitée partout, partout, cet immense inconnu à courir et à découvrir »
Alberto Giacometti ("Paris sans fin". Editions Tériade. 1969.

Mes premiers carnets de Petits Riens

Ce sont d'abord des chroniques dessinées de petites choses sans importance, d'éphémères petits brins de vie, encrés sépia sur le papier crème d'un simple carnet de croquis qui tient dans une poche.

J'ai commencé mon premier carnet en mars 2003 et depuis, j'en ai toujours un qui m'accompagne partout, en tout temps et en tout lieu.

Depuis plus de vingt ans, je tiens ces carnets à bout de plume, selon un protocole régi par des règles de jeu très simples : dessiner tout simplement et directement à l'encre, et croquer sans prétention ce qui se trouve sous mes yeux.



En réalité, du plus profond de mon être, j'ai toujours considéré le dessin comme une expérience du regard qui construit une approche sensible et intuitive de notre relation au temps, à l'espace et au monde, comme une éphémère vanité, ici et maintenant.

J'ai commencé mon premier carnet en mars 2003 et depuis, j'en ai toujours un qui m'accompagne partout, en tout temps et en tout lieu.

Depuis plus de vingt ans, je tiens ces carnets à bout de plume, selon un protocole régi par des règles de jeu très simples : dessiner tout simplement et directement à l'encre, et croquer sans prétention ce qui se trouve sous mes yeux.

En réalité, du plus profond de mon être, j'ai toujours considéré le dessin comme une expérience du regard qui construit une approche sensible et intuitive de notre relation au temps, à l'espace et au monde, comme une éphémère vanité, ici et maintenant.

Du dessin au dessein : la série de croquis de mes « Petits Riens » saisis sur le fil de la vie - traduit une quête de sens qui engage une réflexion sur le temps qui passe, inéxorablement.


Crocus des montagnes ou renoncule ?
Col del Portarro d'ESpot à 2476 mètres.
Vendredi 25.V.2003. 13H


Dessin. 2003

Carnet numéro 1 des Petits Riens
ouvert à la douzième page


Encre de chine sur papier crème,

in carnet moleskine

Dimensions :14 X 18 cm

Crocus des montagnes ou renoncule ?


2007- 2008
Oeuvre lumineuse . 50 X 50 cm



Le dessin tisse alors les fils d'une mémoire intime qui me relie à celle des autres qui s'y retrouvent et s'y reconnaissent, conférant ainsi une dimension collective et universelle

Au fil du temps, les carnets se sont multipliés et leurs « Petits Riens » ont nourri et regénéré mes recherches plastiques à l'atelier.

Ma pratique du dessin se ramifie dans une démarche de création contemporaine, ouverte et protéïforme, qui éclot, éclate et rayonne aussi bien dans le livre d'artiste et l'édition, la peinture, la sculpture, les installations, mais aussi dans la vidéo et même le multimédia : tout médium qui m’amène à interroger la place de l'art dans l'espace sensible, physique et mental que nous occupons.

Pendant plusieurs années, j'ai publié régulièrement mes croquis des « Petits Riens » sur mes blogs et sur d’autres sites étroitement liés sur le web, à l'époque où celui-ci était encore provocateur d'échanges et de palabres fructueux.

Un jour, j'ai décidé de les dévoiler sur le web comme un ensemble de matériaux qui servirait de point de départ aux prochaines oeuvres. C'est ainsi que, dans une démarche ludique et participative qui m'a toujours tenu à coeur, les internautes avaient pu sélectionner quelques croquis qui allaient être transposés en peinture et mis en espace dans des dispositifs qui mettent en jeu notre perception, notre regard, et le déplacement de nos corps.

De même, le changement d'échelle, de supports, de matériaux, le passage de la bi-dimensionnalité à la tridimensionnalité a eu de l' importance dans ma démarche artistique autour des années 2010.

Les formats carrés et rectangulaires des toiles me permettaient de concentrer mon travail sur l'étendue de la couleur et sur le jeu des réserves qui recréent le dessin pourtant à l'origine de la peinture.


Enfin, les impressions numériques, les sérigraphies sur plexiglass, et plus récemment encore, les cyanotypes ou autres tirages sur papier utilisant des procédés alternatifs et anciens, correspondent à des projets d'auto-édition et proposent des ouvrages en série limitée de multiples, numérotés et signés.L’idée de départ est simple : il s’agit de sortir les dessins de mes carnets de croquis de leur confidentialité pour les laisser éclater en pleine lumière, les donner à voir au grand jour, marquant ainsi le passage irréversible d'une dimension intime à une autre, « extime » et publique.

Crocus des montagnes ou renoncule ?

2007- 2008
Poscas, pigments et acrylique sur toile

Dimensions : 61 X 61 cm



Crocus des montagnes ou renoncule ?

2008
Photographie d'exposition. Galerie du Présidial. Quimperlé

D’une page à l’autre

En passant d’une page à l’autre, le format particulier du LEPORELLO a le pouvoir d’égrainer le temps qui passe autant que celui d’étirer l’espace . Le rapport au jeu du temps et de la mémoire a toujours compté dans mon travail. Mais quand mes dessins de Petits Riens ont dépassé le mètre linéaire, je me suis alors lancée le défi de représenter des vues panoramiques à 180° en réalisant de longs dessins atteignant voire dépassant les deux mètres.

Le dessin devient alors performance. Il implique ainsi dans son processus créatif d’autres notions que la simple représentation du paysage, aussi exigeante soit-elle.
Il génère de cette manière de travailler un rapport particulier de l’oeuvre au spectateur qui doit littéralement mettre le nez dans le dessin et prendre le temps de se déplacer pour l’appréhender dans sa totalité. 



J’aime à penser et à dire que je fais entrer le spectateur dans le dessin et dans le temps du dessin.

Je cherche toujours à privilégier des points de vue particuliers qui nous procurent le sentiment de dominer le monde, de s’yperdre, voire de s’y dissoudre. Et c’est ainsi que, dans la dernière série de PANORAMAS, se pose incontournablement la question de notre rapport au monde et au paysage (*).



(*) Selon la juste définition deJ. R Bouiller, L. Madeline, in cat. «J’aime les panoramas» . Une remarquable exposition temporaire, organisée conjointement par le MUCEM avec les Musées d’Art et d’Histoire de Genève. Novembre 2015 – Février 2016

Crocus des montagnes ou renoncule ?

2007- 2008
Poscas, pigments et acrylique sur toile

Dimensions : 61 X 61 cm

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